Association Résilience Police

CRPI Récupérer après trop d’interventions difficiles

Le Police Trauma Syndrom

Le Docteur Beverly Anderson, présidente de l’American Academy of Police Academy, a déterminé une syndrome particulier qu’elle désigne sous l’appellation « police trauma syndrom« .

Selon le Docteur Anderson, le suicide des policiers peut devenir l’extension ultime de ce syndrome particulier.

Au stade intermédiaire, on constate les taux de divorces importants, la violence domestique, l’alcoolisme, les maladies cardio-vasculaires, les cancers et les dépressions, dont la fréquence en milieu policier est alarmante.

Les cinq phases identifiés par le Docteur Anderson correspondent à des stades différents de tentative d’adaptation comportementale par le policier au stress qu’il subit

1 / Le stade initial ou du débutant :

Il s’agit du choc initial, qui correspond à la mise en miettes des idées que le policier avait pu se faire sur les gens ou sur le monde dans lequel il évoluait.
À ce stade, et dans ses premières années d’exercice, le policier prend conscience de la réalité du monde dans lequel il vit, de l’injustice criminelle, de la bureaucratie, de la politique et de l’incapacité de mener à bien une lutte efficace contre le crime.

2 / Le stade John Wayne :

Dans ce stade, le policier tente de compenser le choc initial et devient accro à l’adrénaline. Il devient très dur verbalement et physiquement et enfouit ses émotions.

3 / Le stade professionnel de contrôle :

Le policier a alors atteint un certain équilibre dans son travail et son « armure » s’est installée. il se sent totalement hors d’atteinte, dégagé par rapport à la violence qui l’entoure ou à la médiocrité humaine à laquelle il fait face.

4 / Le stade du burnout :

Le policier est alors consumé par l’engourdissement émotionnel et la rage. Il devient irritable, fâché tout le temps, se plaint de tout. Il est incapable de supporter le changement, se sent victime de tout et de tout le monde et est très susceptible de commettre des violences policières ou d’autres graves fautes professionnelles.

5 / Le police trauma syndrom :

A ce stade, le policier a totalement perdu le contrôle. Ce syndrome frappe plus particulièrement les policiers isolés émotionnellement qui font l’exercice de plusieurs évènement critiques non résolus, tels que le décès d’un collègue. Pour le Docteur Anderson, cette évolution est en quelque sorte naturelle et résulte des caractéristiques particulières de la fonction policière.

Il serait totalement erroné de considérer qu’il s’agit d’une pathologie, ce qui entrainerait un regard critique sur les policiers qui vivent cette expérience, alors même il s’agit d’effets normaux de l’exposition prolongée au stress, qui suppose la mise en place de procédures d’assistance et d’aide afin d’éviter d’aboutir au stade ultime du processus.

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